TCHAD : LES OUBLIES DES REVENUS PETROLIERS.

Ce petit film nous a montré le quotidien d’un village en plein désert dans la région du Borkou. La vie de ces quelques 900 nomades semblables à d’autres dans la région est la parfaite illustration de la politique d’Idriss Déby mais elle est aussi la preuve de la démission totale de tous les fils et filles de la région.
Dénuement total, abris de misère, grande pauvreté, scolarisation inexistante. A Digré, on survit tant bien que mal.
Bien sûr, tous les fils et filles de la région : les députés, les cadres, les chefs militaires, les officiers, les policiers, les hommes d’affaires, certaines femmes qui se sont spécialisées dans la dégradation des mœurs pour le compte des hommes du régime, tous ces gens font partie du système Deby. Les grosses têtes de toutes ces catégories citées sont les conseillers d’Idriss Déby qui leur a assigné le boulot de surveillance de leurs frères, de menacer ceux qui font de la politique, de leur refuser l’intégration dans la fonction publique et de les priver de travail.
Pour avoir des miettes des revenus pétroliers, ils ont vendu leur âme, leur dignité et abandonné les leurs. Ils participent sans état d âme à cette organisation de la pauvreté, une pauvreté qui frappe leurs propres parents.
Quand aux jeunes d’aujourd’hui, s’autoproclamant politiciens avertis mais fuyant tout engagement, préférant la posture très confortable de spécialistes des discours stériles sur Whatsapp en comité restreint ou encore devenus les experts du « Partager ». Ils ont choisi la fuite en avant, la tête dans le sable de ce grand désert. Ils ont déjà tout perdu.
Ainsi va la vie au Tchad .Hier, nous avons vu le documentaire des hôpitaux mouroirs dans lesquels plus de 15000 enfants ont perdu la vie cette année. Aujourdhui, un projecteur a été allumé sur une région où les habitants : anciens nomades devenus sédentaires sont les grands oubliés dans le partage des revenus pétroliers, laissés pour compte d’une politique de discrimination inique mais aussi abandonnés et trahis par la corruption, par le maslaha de ses propres fils et filles.

La Rédaction de ZoomTchad