SENEGAL : Comment Macky Sall a vendu Habré pour... une poignée de milliards !

Confronté à des difficultés financières depuis sa prise du pouvoir en 2012, le régime du Président Macky Sall n’a trouvé mieux que de vendre Hissène Habré, l’ancien Président du Tchad réfugié dans notre pays depuis plus de 23 ans, pour renflouer les caisses de l’État et sans nulle doute... pour financer son fameux programme de campagne intitulé le "Yonou Yokuté". Ce troque inédit et sans précédant dans l’histoire contemporaine du Sénégal, en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes, n’est pas sénégalais, même s’il porte l’empreinte de Macky Sall, le seul Président à ce jour, de notre pays à être élu avec près de 65% des suffrages de ses compatriotes. En vendant ainsi Habré, le libérateur de son pays du joug libyen et occidental, pour des raisons bassement mercantilistes, le Sénégal connu pour sa légendaire hospitalité, est tombé cette fois-ci très bas, à cause de l’incurie de ses dirigeants obnubilés par la recherche effréné et à tout prix, de milliards.En prenant ainsi et sans scrupule, l’argent des lobbies de tous ordres, afin de juger Habré en terre Africaine du Sénégal, Macky et son régime ont jeté l’opprobre sur tout un peuple, aujourd’hui devenu la risée du Continent Africain.

Pour une poignée de milliards, l’ancien Président du Tchad Hissène Habré a été livré sans état d’âme à la justice "africaine" par le Sénégal, un pays connu et reconnu pour sa Téranga légendaire. Quelle contradiction effarante ! Longtemps traqué par des chasseurs de prime de tous poils, comme une bête, cet homme qui a pourtant libéré son pays le Tchad des visées expansionnistes de la Libye et de la France , méritait meilleurs traitement que celui qui lui a été infligé par les autorités de la seconde alternance politique. Que nenni !

Le Président Macky Sall sous la clameur populaire, car n’arrivant pas à juguler l’épineuse équation de la demande sociale, n’a trouvé mieux que d’échanger comme un vulgaire objet, Hissène Habré contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Entre nous, que valent vraiment ces milliards de la honte encaissé par le Trésor sénégalais pour le compte de ces fameuses "Chambres Africaine", où il n’y a aucun africain, à part des sénégalais, pour juger un homme qui avait choisi le Sénégal comme terre d’asile.

Le régime de Macky Sall qui a jeté Habré dans la marre aux crocodiles, ne pourra jamais répondre à cette interrogation. En plus, emprisonné un père de famille de surcroit musulman, même s’il s’appelle Hissène Habré, à la veille du mois béni de Ramadan, dans les geôles sénégalaises en cette période de fortes canicules, en attendant son jugement sur commande de la Communauté Internationale, n’honore ni le Sénégal, encore moins le continent africain.

En arrêtant Habré, le héros de Faya Largeau, pour faire plaisir à certains groupuscules obscures, les autorités sénégalaises ont failli à l’une de leurs missions, à savoir la protection de tout hôte étranger vivant parmi nous. Mais comme Habré en victime expiatoire, se présentait aux yeux du pouvoir comme une proie facile, ce troque éhonté pouvait se faire librement, sans foi, ni éthique.

Ce précédent dangereux, qui porte l’empreinte d’un homme et d’un seul homme : Macky Sall, restera à jamais gravé dans les pages sombres de l’histoire du continent africain. Le Sénégal qui est apprécié partout dans le monde, pour sa démocratie exemplaire et surtout pour son hospitalité légendaire, ne devrait pas cautionner ce type de forfaiture, en acceptant ce sale boulot consistant d’organiser le procès de Habré en terre Africaine du Sénégal.

Aucun pays du Continent, n’a voulu de ce procès pour des raisons évidentes de dignité, sauf le Sénégal et pour des raisons bassement mercantilistes, comme précisé plus haut. Au nom de la Téranga sénégalaise qui a été bafouée, Macky et son régime n’ont pas le droit d’écorner à nouveau, l’image du Sénégal, pour une poignée de milliards.

Le jugement de Hissène Habré dans la précipitation, n’est pas vraiment une priorité pour les sénégalais qui éprouvent d’énormes difficultés à joindre les deux bouts. Une vérité qui va sans nulle doute déranger au plus haut niveau, d’autant plus que l’affaire Habré ne figure nulle part dans le fameux programme de campagne du Chef de l’Etat, intitulé, le "Yonou Yokuté".

Mais puisque que les autorités sénégalaises avaient déjà empochés le magot devant servir à organiser ce procès de la honte, vous conviendrez aisément avec moi qu’elles ne pouvaient plus faire marche arrière dans cet imbroglio aux multiples contours . C’est pourquoi, dans leur logique funeste, il fallait capturer vaille que vaille Habré, comme une bête féroce, arguant qu’il détenait des armes de guerre chez lui, pour ne pas s’attirer les foudres des lobbies de tous ordres qui ont commandité ce procès et qui attendent maintenant à ce que Hissène Habré soit condamné, avec hélas la complicité des autorités de notre pays.

Ce mode opératoire d’un autre âge concocté par le régime en place, pour justifier l’arrestation de Habré, devant femme et enfants, frise vraiment le ridicule. Mais le peuple sénégalais qui n’est pas dupe, a déjà pris ses distances depuis longtemps, de tous ces esclavagistes des temps modernes qui rodent autour de Habré comme des charognards, en refusant de cautionner cette parodie de justice, où le coupable est connu d’avance, comme cela se fait généralement dans toutes les républiques bananières.

Mais puisque le Sénégal, n’est pas une république bananière, ceux qui ont vendu Habré l’apprendront à leurs dépens.

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