LIGNES DE DEFENSE : Flagrante complicité

Le premier Ministre Aminata Touré, le Ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, la France, les Usa, les Chambres africaines, l’administration pénitentiaire et la police politique de Déby composent cette alliance politique internationale dont le but spécifique est de nuire à un homme qui a toujours su dire « NON » à l’impérialisme occidental. Aujourd’hui, ils veulent humilier ce héros africain, jusque dans sa cellule peut-être, en le filmant, le photographiant, après l’avoir kidnappé devant ses enfants.

Le laconique et tardif communiqué de l’Administration pénitentiaire sénégalaise en réaction à celui des avocats du président Habré publié 24heures avant, confirme à suffisance la thèse du complot.
« Je ne comprends pas que cela puisse justifier le communiqué du collectif des défenseurs de Habré. Je ne vois pas contre qui ils devraient le défendre. C’est juste un partenariat que l’on exécute dans un but pédagogique. En quoi cela constitue-t-il un danger pour la sécurité de Hissène Habré. Nous sommes très regardants sur la sécurité des détenus et on n’a de compte à rendre à qui que ce soit. » a déclaré Abdourahmane Ndiaye de l’administration pénitentiaire. Tissu de mensonge…

« Un partenariat que l’on exécute dans un but pédagogique » dit-il. Curieusement, cette « mission commando » s’est rendue dans la cellule du président Habré, quelques jours seulement après la visite du Ministre de la Justice Me Sidiki Kaba dans les prisons dakaroises et la remise du chèque de 500 millions de FCFA par le colon Stepen Rapp, représentant la contribution des Usa pour l’organisation du procès. La coïncidence est troublante.

Qui est ce qui est plus habilité à diriger cette délégation autre que le Ministre de la Justice lui-même ? Comment se fait-il que cette visite soit organisée sans que le Directeur du Pavillon spécial, patron des lieux, ne soit informé au préalable ? Qu’est ce qui empêche l’administration pénitentiaire de lever le secret sur l’identité de ces personnes ? Le soupçon est permis puisque le communiqué ne nous rassure guère.
Le président Habré est un leader qui a toujours été au front pour défendre l’Afrique et son peuple. Il est donc intolérable que des individus, se croyant tout permis, venus on ne sait d’où, s’introduisent dans sa cellule, son domaine privé, sans son consentement. Cette violation est flagrante.

Mais, peut-on espérer plus de respect des droits du président Habré et plus de considération pour son statut d’ancien Chef d’Etat, de la part de ces impérialistes ? Reculez la cassette pour voir comment son intimité a été violée le jour de son enlèvement.

Si le procureur Mbacké Fall avait prétexté des armes que le président Habré aurait cachées dans sa villa, les complices de Me Kaba, eux parlent d’une « coopération » avec la France (encore la France), pour justifier cette violation injustifiable. L’épouse du Président Habré a bien raison de dire « qu’on nous prend pour des animaux »… sans droit.
La dernière phrase de la déclaration du chargé de la communication de l’administration pénitentiaire résume tout sur leurs intentions nuisibles : « On n’a de compte à rendre à qui que ce soit »… même pas à Dieu ? Qui parle se découvre.