Les avocats du Président HABRÉ déposent plainte contre Marcel Mendy des Chambres Africaines Extraordinaires

ME IBRAHIMA DIAWARA, AVOCAT DU PRÉSIDENT HABRÉ « Le droit à l’expression qu’il a en bandoulière n’est pas une panacée »

Me Ibrahima Diawara, la plainte en diffamation et injures publiques que vous avez déposée contre Marcel Mendy concerne le contenu de son livre. Il ne cesse de dire que les avocats du Président Habré veulent l’empêcher de s’exprimer et qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout. Votre réaction à ses propos. « Le premier problème de M. Mendy est qu’il ne comprend pas ce qu’est la liberté d’expression dans une démocratie, victime en cela de la justice extraordinaire des Chambres Africaines. Faut-il lui rappeler que le droit à l’expression qu’il a en bandoulière n’est pas une panacée et est limité, d’une part parle respect des droits de la personnalité notamment le droit à l’image et, d’autre part, le respect de la dignité et de l’honneur d’autrui, sous peine de tomber sous le coup de la loi pénale », rappelle l’avocat Me Diawara. L’avocat d’ajouter : « Il se complaît toujours dans cette situation d’exception à la loi qu’avait créée les chambres africaines extraordinaires où on lui avait reconnu l’irresponsabilité et l’immunité totale. Maintenant c’est terminé, c’est la justice ordinaire qui retrouve ses compétences ». Il poursuit et explique que « Le second problème de Marcel ou Mansal c’est selon, est le manque d’éthique qui l’anime, en effet nonobstant l’obligation de discrétion qui s’imposait à tous ceux qui ont participé aux CAE, il se permet d’utiliser en violation de la loi et du statut des CAE les archives judiciaires pour raconter des contre-vérités sur la personne du Président Hissein Habrè pour battre monnaie ». L’avocat estime que Marcel Mendy « croit que parce qu’il a côtoyé des magistrats dans le cadre de l’exercice de ses fonctions de chargé de communication au Ministère de la justice, cela peut lui accorder une immunité, peut-être conforté en cela par l’arrêt rendu par la cour d’Appel qui dit que le droit à la protection de son image reconnu au Président Hissein Habré devait s’effacer devant l’intérêt littéraire de monsieur Mendy ». Il demande à Mendy de répondre « à ses actes à la barre du tribunal… s’il ne se reproche rien que les médias. Qu’il sache que nous aussi sommes plus déterminés à aller jusqu’au bout pour que justice soit rendue à Mr Hissein Habré »

RÉACTION DE MME FATIME RAYMONNE HABRÉ « Mettre fin aux mensonges indignes de M. Mendy »

« Je remercie l’équipe de DakarTimes de nous permettre de mettre fin aux mensonges indignes de M. Mendy », a déclaré Mme Habré. Revenant sur les faits, elle a rappelé que « l’affaire Habré a démarré le 2 février 2000. Autrement dit, elle est au-devant de l’actualité depuis 19 ans. La chose la plus facile a toujours été de se lever et d’insulter le Président Habré »

Selon Mme Habré, « le feu vert politique a agi comme un parasol de protection ». Et d’ajouter : « Nous avons toujours utilisé les voies de Droit pour dénoncer les abus qui auraient été sanctionnés sévèrement, s’il n’y avait pas eu cette protection politique ». A en croire Mme Habré, « M. Mendy a été au sein des CAE. Il a eu un comportement de folie dans cette Cellule de Communication. Il a transformé le site officiel des CAE en un caniveau d’insultes contre le Président Habré et moi-même, en enrôlant des Tchadiens parfois pour le faire ». L’épouse du Président Habré poursuit : « Il a ainsi censuré la plaidoirie des avocats d’office Me Mbaye Sène et celle de Me Abdou Gning. Il a refusé de les publier sur le site officiel des CAE et sur la page Facebook. Il a mis celle de Me Mounir Belal qu’il jugeait plus fidèle à la ligne des CAE. C’était cela sa conception de l’information : des mensonges, de la haine, des injures, de la diffamation et courir chercher une protection ». Elle soutient que Marcel Mendy « a, sans hésitation, parlé dans son livre de confidences de l’actuel président de la Cour d’Appel, le président Demba Kandji qui était en 2000, le juge d’instruction en charge de la plainte déposée par les ONG, selon Mendy, il lui aurait expliqué ses motivations dans le rendu de la décision. Du jamais vu ! ». Mme Fatimé Raymonne Habré estime que : « Ce type n’a aucun respect ni pour les personnes avec qui il échange ni pour l’éthique professionnelle de son métier et n’a aucune morale. Nous sommes fatigués de tous ses abus ».

Source : DakarTimes