LD : Intrusion dans la cellule de Habré par la DGSE : Les CAE toujours muettes

On s’agite beaucoup dans les hautes sphères de l’Etat Sénégalais au sujet de l’affaire des agents de la DGSE, en haut lieu, on fait semblant de ne pas être pas au courant, on pointe du doigt des complicités entre le PM Aminata Touré, Sidiki Kaba et les services spéciaux français.
On se rappelle que les conseillers du Président Macky SALL avaient, aussi, distillé dans la presse des infos selon lesquelles, Mme Aminata Touré, à l’époque Ministre de la justice, l’aurait mis devant le fait accompli au sujet de l’enlèvement du Président HABRE, une grosse ficelle destinée à protéger le chef.

La direction de l’administration pénitentiaire hier, puis aujourd’hui, le ministère de la justice pataugent dans leur mensonge. Mais toujours rien, du côté des vrais responsables, c’est-à-dire les juges des CAE, eux qui ont été utilisés pour l’enlèvement du Président HABRE, eux qui délivrent les permis de visite et sont responsables de sa sécurité.
Ils se murmurent que le PM et le Ministre de la justice les ont totalement zappés et qu’ils ont appris à la radio comme tout le monde que des gens se sont introduits dans la cellule du Président avec une mission précise. Des soit-disant stagiaires, à qui, les juges ne pouvaient, en aucun cas, délivrer des permis de visite ou une autorisation d’accès au lieu de détention.

Drôles de stagiaires, en effet, qui se voient accompagnées par un commandant, s’il vous plait, pour une simple visite et qui ne veulent pas décliner leur identité. De plus, jamais au Pavillon spécial, on a dans le passé, eu ce genre de procédure et de soit-disant stagiaires. La cellule de communication a inondé la presse du communiqué parlant des stagiaires, celle-ci est devenue très complaisante en refusant de s’interroger sur les coins sombres de cette affaire, la stratégie d’accompagnement médiatique des chambres africaines est passée par là, comme dirait l’autre.

La cellule de communication des CAE a parlé d’un transfert du Président Habré vers un autre lieu, histoire de détourner l’attention des gens de l’affaire des agents de la DGSE. On notera le cynisme du journal "L’observateur" qui poussera le bouchon jusqu’à dire qu’il ne manquera à HH qu’une piscine dans sa nouvelle prison. Ainsi, on ne s’offusque pas que les autorités d’un pays se lancent à construire une prison avant même un jugement, mais on se met plutôt de leurs côtés, pour vanter les mérites et le confort de cette prison.( Pourquoi ne pas la squatter avec leurs familles dans ce cas)

On comprend, qu’après le journal "le quotidien”, le groupe « futurs médias » appartenant au chanteur Youssou Ndour ait pris le parti de s’installer dans la stratégie d’accompagnement des CAE, de la politique du troc négocié par le Président Macky SALL pour éliminer le Président HABRE. En l’espace d’un mois, une interview de Padaré, ministre de la justice du Tchad puis un déplacement de l’équipe du groupe pour une interview avec Idriss DEBY. Une interview propagande, un grand déroulé de maslaha qui a certainement rendu jaloux les journalistes gouvernementaux de la télé Tchad.

Chaque jour qui passe, s’installe sous nos yeux, un grand procès politique, avec un seul souci, gagner la bataille de l’opinion, en y mettant les moyens financiers de toutes sortes. Les milliards du budget de la cellule de communication des CAE, mais aussi ceux qu’on va piocher de l’argent détourné directement du trésor public tchadien, on constate la grosse bousculade pour aller à la pêche aux pétrodollars au Tchad. N’oublions pas les actions de la cellule de communication de la présidence de la République sénégalaise, au cœur de l’affaire Habré, pour suivre un dossier dans lequel Macky SALL s’est illustré en l’inscrivant prioritairement sur son agenda politique.

L’Etat du Sénégal a endossé les habits d’un État persécuteur entouré de magistrats serviles et partisans réunis tous pour organiser un procès politique et aboutir à une condamnation ; ce sont là les figures de la comédie humaine autour de l’affaire Habré au Sénégal.

La rédaction.