Communiqué de presse du Collectif CAS-HABRE

Le Collectif Africain de Soutien au Président Hissein HABRE (CAS-HABRE) réagit à travers ce communiqué de presse au dernier développement dans l’affaire Habré.

Dans sa parution du mardi 13 octobre 2014, la presse locale (journaux et Internet) a rapporté le mystérieux courrier adressé par le Président Idriss Deby Itno aux Chambres Africaines Extraordinaires (CAE) pour réclamer le remboursement illico presto des frais de séjours payés par le gouvernement tchadien.

Ce qui est apparu, dans un laps de temps, comme un véritable canular va pourtant être confirmé dès le lendemain par l’Administrateur général des CAE himself, Monsieur Aly Siré BA. Un aveu monumental couché sans pudeur dans un courrier explicatif qui confirme ce que la défense n’a cessé de dénoncer dès le début de cette affaire. Les Juges des CAE sont bel et bien aux services du Dictateur Idriss Deby Itno. Ce dernier paie leurs honoraires à travers le financement du budget des CAE à hauteur de 4 milliards de francs ; on sait maintenant qu’il a aussi réglé leurs frais de séjours et pris soin d’eux durant les différentes commissions rogatoires menées au Tchad. Dès lors, il convient de considérer nulle et sans aucune valeur juridique toute l’instruction menée au Tchad par les Juges des CAE.

L’argent est le nerf de la guerre a-t-on l’habitude de le dire. L’argent n’a pas d’odeur a-t-on désormais l’habitude de le préciser. Un pays qui défend sa place dans le concert des pays démocratiques, respectueux des droits de l’homme et de la bonne gouvernance, ne pourrait opter pour la politique de l’autruche pour émerger. Ainsi donc :

• Après l’incroyable pied-de-nez du Dictateur Idriss Deby Itno qui a tout fait pour empêcher les Juges Sénégalais des CAE de procéder à la moindre enquête afin de vérifier les plaintes des prétendues victimes, du reste formées en faux témoignage par les organisations des droits de l’homme ;

• Après le refus farouche opposé par les différents protagonistes de la guerre civile tchadienne, en particulier l’ancien Président M. Goukouni Weddeye et d’autres responsables militaires et politiques de la période jugée (1982 – 1990), aujourd’hui au service du Dictateur de Ndjaména, de répondre aux convocations des Juges des CAE ;

• Après le refus catégorique du même Dictateur Idriss Deby Itno d’extrader vers le Sénégal des personnes mises aux arrêts arbitrairement durant des mois, pourtant présentées à l’opinion publique comme de véritables bourreaux ;

• Après l’incroyable scandale relatif au faux document produit par Mme Aminata Touré, à l’époque Ministre de la Justice du Sénégal, pour signer au nom de son collègue des affaires étrangères l’accord entre le Sénégal et l’UA portant sur la création des Chambres Africaines ;

• Après les récurrentes campagnes de désinformation menées sous la supervision du Consortium de communication, notamment la fameuse visite du Directeur de l’Administration pénitentiaire le jour de la Tabaski à la cellule du Président Habré ;

Le CAS-HABRE attire, une fois de plus, l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’affaire Habré. Le deal entre le régime Deby et les CAE est désormais officiel. Ce tribunal d’exception n’a aucune crédibilité et doit être dissout immédiatement. Nous appelons le Président Macky SALL a ordonné sans délai la libération du Président Hissein Habré avant que ne tomberont d’autres révélations encore plus déshonorantes pour le Sénégal.

Fait à Dakar, le 16 octobre 2014

La Cellule de communication