COMMUNIQUE DE PRESSE : AFFAIRE HABRE : PLAINTE CONTRE LES JOURNAUX L’AS ET L’OBS

Les avocats du Président Hissein Habré ont, depuis l’ouverture du procès, été confrontés au constat d’une prise en main médiatique de nombreux organes de la presse écrite par, d’une part, la cellule de communication des CAE et d’autre part, par le Consortium des CAE.

Chaque jour, ces quotidiens se sont illustrés par des attaques personnelles et diffamatoires à l’encontre de la personne du Président Habré.
En violation de toutes les règles qui régissent leur profession, notamment celles leur imposant de faire un compte rendu fidèle, objectif et complet des audiences du procès, ces journaux ont maintenu leur couverture éditoriale orientée, subjective et diffamatoire dans la droite ligne de ce qu’attendait d’eux la cellule de communication des CAE. L’objectif recherché était d’influencer l’opinion, de la désinformer en présentant le Président Habré quasi quotidiennement sous les traits d’un coupable.

La défense du Président Habré a saisi le CORED pour poser la question de cette presse Embedded pour le compte des CAE et ce, en réponse, à l’appel lancé par le même CORED se disant prêt à répondre à toute saisine concernant le respect de la Déontologie par les journalistes et demandant de lui faire confiance en évitant de judiciariser tout problème avec les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Force a été de constater que depuis plus de 3 ans, le CORED n’a pas daigné répondre à la saisine du Président Habré.

Devant cette situation de connivence, la défense a saisi la justice. Les journalistes ont été alors confrontés à leurs écrits diffamatoires, lesquels n’avaient absolument rien à voir avec le contenu de la déposition des « plaignants témoins parties civiles victimes » à l’audience. Devant le tribunal, ils n’ont pu justifier de leur comportement ni apporter la véracité des propos rapportés comme l’exige le code de procédure pénale, des prévenus poursuivis pour diffamation, ils n’ont pas pu apporter la preuve que leurs écrits étaient conformes aux dépositions faites devant les CAE.

Ainsi donc devant la barre du tribunal, ces journalistes n’ont pas pu démontrer qu’ils ont respecté leur éthique professionnelle, pas plus, qu’un compte rendu fidèle, objectif et complet des audiences a été fait dans le respect de leur mission d’informer le public. Leurs comptes rendus étaient faux, orientés et scandaleux, chacun pourra s’en rendre compte en visionnant les vidéos des audiences disponibles sur le net, sur You Tube.

La tâche s’est révélée très compliquée pour les journalistes devant apporter au tribunal la preuve que leurs écrits étaient conformes aux dépositions dans la salle d’audience des chambres africaines extraordinaires. Ils se sont contentés de soulever des exceptions. Le tribunal a, d’une part, écarté et rejeté leur unique moyen de défense (exceptions) tout en leur évitant d’encourir une sanction.

Que dire d’une telle démarche ? En tout état de cause, la défense du Président Habré fait tout d’abord, remarquer à l’opinion nationale et internationale qu’elle ne peut que s’étonner et s’indigner devant les incroyables obstructions, blocages et décisions inqualifiables qui sapent répétitivement ses droits à assurer pleinement et à chaque occasion la défense du Président Habré, et à attendre que justice lui soit rendue sans discrimination aucune. Et, bien entendu, la défense va interjeter appel.

Il est évident que le sort du Président Hissein Habré, son procès, son emprisonnement est l’enjeu qui explique et justifie qu’impunité soit assurée à tous ceux qui ont apporté leur contribution médiatique (presse sous contrat avec la Cellule de communication) politique( Affaire du faux de Mme Aminata Touré) et la machine judiciaire est actionnée pour œuvrer dans ce sens d’où les blocages, oubli d’enrôler, prorogation sur prorogation devant la Chambre administrative, immunité accordée à la Cellule de communication, et relaxe pure et simple quand des prévenus (journalistes) n’ont même pas cherché à se défendre.

La Cellule de Communication.