ANALYSE : Affaire Santé du Président Habré : Khady FAYE, régisseuse de la prison du Cap Manuel écrase l’Etat de Droit au Sénégal.

Depuis une semaine, l’actualité au Sénégal est occupée par la question de la santé du Président Habré qui s’est fracturé le bras en prison.

Un débat insensé et pernicieux est mené par les autorités de la prison pour faire obstruction et empêcher que le Président se fasse soigner par sa famille comme cela a été le cas depuis 6 ans.

Question 1 : Sur quelle base légale agit la régisseuse du Cap Manuel ?

Réponse : Aucune, sa démarche est totalement arbitraire, illégale et scandaleuse. Elle constitue une violation grave des lois qui définissent sa mission et ses pouvoirs mais aussi son attitude met clairement en danger la vie du Président Habré. Elle lui fait courir des risques de complication.

Comment est-il possible que, depuis 10 jours, cette histoire qui a enflammé les salons de Dakar, les cercles médicaux, l’homme de la rue, les Tchadiens et de nombreuses personnes à l’étranger, perdure dans le silence des autorités qui ont ainsi choisi de mettre au devant de la scène, Mme Khady Faye, gonflée à bloc, posant chaque jour des actes en violations graves du Droit à la Santé !

Comment est-il possible qu’une mise en danger d’une personne, doublée d’une non assistance à personne en danger, soit clairement organisée et assumée par une régisseuse ?

Comment croire un seul instant, que Mme Khady Faye, puisse toute seule prendre sur elle, de jouer avec la vie et la santé du Président Habré ?

La régisseuse Khady Faye a même nuit à sa réputation en mentant grossièrement dans la presse ; en effet, elle a osé déclarer, que c’était elle qui était venue porter secours à 3 h du matin. Le gros hic de l’histoire, c’est qu’elle a attendu 5 jours après le communiqué de presse de Mme Habré relatant l’accident au Cap pour bricoler des contre-vérités.

Ce manque de discernement dans sa posture mais aussi dans la gestion de la crise prouve qu’elle traîne un gros déficit dans la communication, avec les mensonges débités. Si elle avait été elle même porter secours dans la nuit au Président Habré, comment peut –elle expliquer que c’est Mme Habre qui disposent de toutes les pièces du dossier médical de cette nuit et qu’elle a montré à la presse.

Alors que toute l’opinion attendait des réponses au refus de soins ; celle-ci sonne le tocsin, mobilise ses troupes pour intimider l’entourage du Président Habré. Une vraie tragédie, alors qu’elle a, sous sa responsabilité directe, un homme blessé. Elle érige des barricades pour le cacher, seule possibilité pour faire prospérer ses mensonges sur la santé du Président.

Le Président lui a demandé à plusieurs reprises de se faire soigner par son médecin, elle oppose un refus catégorique.

Question 2 : La régisseuse Khady Faye a t-elle le droit d’imposer un type de soins qui lèsent gravement les intérêts du malade. Quand on sait que depuis 6 ans, le choix des médecins qui soignent le Président Habré appartenait à la famille.

Réponse : Mme Khady FAYE, dans cette affaire défend des intérêts autres que ceux de la personne blessée. Au nom de ces intérêts autres, elle est prête à sacrifier la santé du Président. C’est pourquoi, depuis 10 jours, elle a bloqué les soins par le médecin traitant du Président et veut choisir un autre traitement qui satisfait les intérêts des forces occultes. Par son attitude illégale, portant atteinte au sens même de sa mission et de sa responsabilité. Par sa posture très négative, elle a montré à l’opinion nationale mais aussi internationale que l’Etat de Droit au Sénégal peut être remit en cause, voir violé gravement par une régisseuse qui peut ainsi avec arrogance mettre en danger la vie de personnes sous sa responsabilité directe.

Autre chose ; quels sont les enjeux qui se cachent derrière cette maltraitance ?

Tout le monde s’interroge et les questions restent sans réponse depuis une semaine.
Si la crainte d’une expertise médicale a été soulevée pour expliquer ce refus illégal de soins et une mise en danger d’une personne. Mme Habré a clairement exprimée lors de l’émission sur 7TV : qu’elle n’a jamais prononcé dans ses nombreuses interventions les mots : « libérer le Président Habré » ou « grâce médicale », et qu’elle souhaitait tout simplement qu’on respecte son Droit à la Santé, à choisir librement son médecin traitant et qu’il puisse ainsi se faire soigner rapidement compte tenu de l’urgence. Qu’elle ne se faisait aucune illusion sur le respect des droits du Président Habré, bafoués sans arrêt.

Rappelons qu’à l’annonce de la maladie du Président, deux ONG, à savoir le Forum du Justiciable et la Raddho ont rappelé que si le Président Habré était malade, une expertise médicale concluante pourrait lui faire bénéficier d’une grâce médicale.