AFRIQUE : Pourquoi cet activisme des ennemis d’Hissein Habré ?

Depuis dix ans qu’ils s’acharnent sur Hissène Habré, ses ennemis ne subissent que des échecs. Ils viennent encore d’essuyer un cinglant revers devant la Cour de justice de la cedeao qui a rejeté le 14 mai dernier, les exceptions préliminaires formées par l’Etat du Sénégal sur l’incompétence de cette Cour et l’irrecevabilité de la plainte contre l’ancien Président tchadien. La Cedeao va donc examiner l’affaire quant au fond et ce, à compter du 18 juin prochain.
Depuis dix ans qu’ils s’acharnent sur Hissène Habré, ses ennemis ne subissent que des échecs. Ils viennent encore d’essuyer un cinglant revers devant la Cour de justice de la Cdeao qui a rejeté le 14 mai dernier, les exceptions préliminaires formées par l’Etat du Sénégal sur l’incompétence de cette Cour et l’irrecevabilité de la plainte contre l’ancien Président tchadien. La Cedeao va donc examiner l’affaire quant au fond et ce, à compter du 18 juin prochain.
Voilà la raison pour laquelle ils sont en train de tympaniser l’opinion par des points de presse, des panels et des articles de journaux tendancieux. Ils déploient actuellement un intense lobbying qui les a déjà conduits au Parlement européen et au ministère français des Affaires étrangères. Ce sera ensuite la Commission de l’Union africaine à Addis Abeba et le Sommet France-Afrique de Nice pour que la communauté internationale exerce des pressions sur le Sénégal en vue du jugement de Habré !
Pis encore, après avoir corrompu les Ong droits-de-l’hommistes, après avoir « acheté » la plupart des organes de presse sénégalais, après avoir poussé à la prévarication des avocats et des magistrats véreux, les voici qui tentent maintenant de soudoyer l’Assemblée nationale pour faire aboutir leur sale besogne. C’est ainsi qu’ils viennent de recruter un magistrat-député pour activer le dossier Habré devant l’institution parlementaire en posant une question orale au garde des Sceaux sur ce qu’ils appellent « les lenteurs du procès ».
Que cet « honorable député » n’oublie surtout pas d’ajouter à ses questions l’affaire des 20 milliards de Sudatel ! Je prie également ce brave député de bien vouloir, à l’instar du vaillant patriote, le président Macky Sall, convoquer le principal mis en cause pour qu’il aille s’expliquer sur ce millième scandale financier de ce régime corrompu qui ose s’en défendre devant les diplomates qui ont « tout compris ». Tels sont les actes que le peuple attend de ses représentants et non une tentative de diversion sur les questions cruciales ou une collusion avec les puissances d’argent qui cherchent à recoloniser l’Afrique en manipulant les nègres de service !
De ces principaux rentiers des droits de l’homme, l’un est un Sénégalais qui a même abandonné ses activités d’enseignement pour aller quémander des pétrodollars, des dollars et des euros ! L’autre est une soi-disant avocate tchadienne qui s’est fait ouvrir un cabinet qui ne traite que de... l’Affaire Habré !
A la vérité, ces opérateurs économiques de l’Affaire Habré devraient prendre exemple sur Maître Boucounta Diallo. Ce brillant avocat international, sollicité pour le procès contre Habré, avait accepté de plaider, de bonne foi, au nom de la Justice ! Mais, dès qu’il s’est rendu compte qu’il avait été entraîné dans « la plus vaste escroquerie politico-financière de notre époque », selon les termes mêmes de l’ancien ministre de la Justice, Maître Madické Niang, il s’est tout bonnement retiré de cette mascarade abjecte, avilissante et amorale, comme il sied à un homme d’honneur ! Bravo, Maître Boucounta Diallo ! Oumar SANKHARE - Université Cheikh Anta Diop Dakar.