AFFAIRE HABRE : Les bizarreries de l’Etat du Sénégal

En lançant un appel d’offre pour la construction d’une prison pour l’ancien Président dictateur Hisséne Habré, le Président Sall s’est attiré les foudres des défenseurs de ce dernier qui l’accusent d’être « le bras armé d’une vengeance commencée 12 ans plus tôt ».
Dans la presse du week end dernier, le ministère de la justice a lancé, dans un communiqué, un appel d’offre pour les « travaux de construction et d’aménagement d’une infrastructure pénitentiaire » signé par l’administrateur des chambres africaines extraordinaires Ciré Aly Ba. Un communiqué qui a fait réagir les défenseurs et la communication de l’ancien Président Tchadien. « Oui ! On peut le dire, sans aucune réserve, le Président Habré est bel et bien en danger au Sénégal, face à un homme, Macky Sall, Président du Sénégal, déterminé à être le bras armé d’une vengeance. C’est le sens de son engagement pour accomplir l’acte final d’un complot qui a commencé, il y a 12 ans », ont-ils fait savoir, le communiqué étant sorti, avant que tous les juges ne soient désignés.
Constatant des dérives accumulées par l’actuel régime, ils se sont, en outre, demandé si « le Sénégal peut être un Etat de Droit. Et, le Président de la République d’en prendre pour son grade. « Quand un Etat est régi par les desideratas d’un homme, en l’occurrence, Macky Sall qui organise et fait le tri entre celui qu’il va juger (Hissein Habré) et ceux qu’il va épargner (Abdoulaye Wade et ceux qui vont le rallier, selon ses propos officiels), nous ne sommes plus dans un Etat de Droit. Nous sommes, comme dirait l’autre, dans une Présidence Impériale à la Georges W. Bush », ont-ils déclaré, précisant, par la suite, que Macky Sall a posé les jalons d’un naufrage de l’Etat de Droit au Sénégal.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN