Affaire HABRE : Et tourne la roue de la fortune pour les copains désignés "experts"

L’affaire Habré est l’affaire où les choses les plus incroyables se passent, et, chaque jour des lignes sont franchies dans cet immense cercle d’amis où chacun est convié à tour de rôle à la table du banquet.

Depuis le démarrage des activités des Chambres, on a vu un certain nombre d’actes être posés. Certains ont consisté en la désignation d’experts. La démarche du tribunal était non pas de faire des enquêtes à partir des plaintes déposées, de vérifier la véracité des déclarations des plaignants et au besoin de faire appel à des experts pour les édifier sur des points précis, comme le font tous les juges d’instruction de la planète.

Cela, c’est le déroulement normal d’une enquête mais attention ! Vous êtes dans l’affaire Habré où tous les acteurs marchent sur la tête. Voilà la démarche des juges. Ils ne font pas d’enquête : Ils ont pris les rapports subjectifs et partisans des ONG et demandent aux gens qui ont parlé aux ONG de venir répéter, devant eux, leurs déclarations. Après répétition, aucune vérification n’est faite. C’est ainsi que les juges procèdent ; c’est leur contrat. Donc, comme chacun peut le constater, vous pouvez raconter n’importe quoi, dire des choses folles, pas un seul des juges des chambres africaines ne cherchera à vous demander de prouver vos accusations. C’est cela un des aspects pervers du complot.

Les ONG ont peur de voir des juges normaux et indépendants remettre en cause leurs accusations grossières contre le régime du Président HH. Ainsi des juges serviles ont été choisis pour exécuter le complot sordide et ce, sans état d’âme. C’est pourquoi les juges des CAE sont des exécutants d’un complot qu’ils ont accepté de réaliser. C’est pourquoi aussi ils ont renoncé à leur indépendance et à leur mission véritable qui est celle de rendre justice en leur âme et conscience.

Les ONG ont peur aussi que des journalistes animés par les principes de leur métier, remettent en cause leur campagne contre le Président HH, c’est pourquoi une somme de 1milliard est donné à un consortium d’agences de communication pour arroser les médias et acheter leur silence sur des faits anormaux liés au travail des juges mais aussi sur le déroulé de la procédure et sur les accusations qu’on peine à prouver.

Pour maquiller l’absence d’enquêtes de la part des juges, une astuce a été trouvée qui consiste à faire parler des prétendus experts. Mais attention ! Là aussi, tout est à l’envers, n’oubliez pas nous sommes dans l’affaire Habré. Normalement quand un juge a besoin d’un expert pour l’éclairer dans une enquête sur un point précis, que fait-il ? Il demande la liste des experts agréés auprès de la Cour d’ Appel selon leur spécialité et en choisis un ou deux comme il veut. Ces experts sont inscrits et reconnus auprès de la Cour d’appel et sont assermentés.

Mais que voit-on dans l’affaire Habré ?
Pour bien comprendre, regardons les experts qui ont été désignés et vous comprendrez que, là aussi, tous les acteurs du complot ont désigné leurs amis et relations pour être sûrs que rien ne sera remis en cause.
Les juges ont avalisé la désignation d’un « expert » tchadien M Arnaud DINGAMMADJI pour qu’il leur fasse un résumé de l’histoire du Tchad. Ce monsieur est un journaliste, (comme on les connaît, au Tchad avec des lunettes ethniques bien vissées sur le nez) qui avait, par le passé, montré son engagement politique contre le Président HH. Dés lors, il ne pouvait pas être un expert crédible mais attention ! Personne ne le lui demandait, on lui demandait plutôt de présenter une histoire du Tchad, des évènements politiques à la façon des juges belges où, par exemple, la guerre avec la Libye n’était même pas mentionnée.

En choisissant donc un seul expert connu pour être proche des ONG tchadiennes, connu aussi pour être contre le Président HH, on retrouve encore la peur des acteurs du complot de désigner des experts indépendants pouvant présenter de manière objective l’histoire du Tchad. Leur choix était dicté par la crainte que l’histoire réelle du Tchad pouvait avantager le Président Habré et c’est la raison pour laquelle il fallait coûte que coûte s’assurer que l’expert soit de leur côté et que le compte rendu historique soit fait selon leur volonté et entre dans leur schéma de condamnation. D’où la nomination d’un journaliste tchadien, à qui on a donné abusivement, le titre d’expert et des honoraires pour qu’il présente une histoire falsifiée et tronquée de l’histoire du Tchad.

Ainsi donc, malicieusement, les juges n’ont pas voulu dresser, eux mêmes, un compte rendu partisan, orienté et subjectif de l’histoire du Tchad, mais, ils se sont assurés d’avoir ce qu’ils voulaient, à moindres frais, en ayant recours à un seul soit disant expert dont on connait sa proximité avec les ennemis du Président HH.

Ensuite, nous avons eu l’expert militaire rwandais M Jean Baptiste Nsansimfura chargé de présenter l’organisation des seules forces armées du Nord tchadiennes ( FANT) alors que la compétence des CAE s’étale sur la période 1982-1990 et donc normalement toutes les forces armées des tendances politico militaires devraient faire l’objet de ce compte rendu. En plus, on constate que ce soi disant expert militaire rwandais était un commandant dans l’armée rwandaise de Habiarymana, le génocidaire. Cet expert proche des belges a travaillé avec HRW et avec les ONG belges impliquées dans l’affaire HH. Autrement dit, encore un copain, à qui, on a filé un dossier avec des honoraires et dont on attend simplement un compte rendu subjectif tendant à confirmer les mensonges de HRW et Cie.

On peut souligner que ce militaire rwandais n’a jamais mis les pieds au Tchad auparavant, et n’y connait rien du tout. Mais comme expliqué ci-haut, l’objectif n’est pas de connaître quelque chose et donc de faire un vrai travail d’expert ; le but de l’opération de désignation de soi disants experts est une astuce pour faire croire à l’opinion que des "experts" ont travaillé, eux aussi, aux côtés des juges et ont confirmé ce qui a été dit. Le rwandais a par ailleurs fait et rendu son rapport en soulignant et remerciant HRW dont les rapports lui ont servi de base de travail .Remarquons et soulignons que le fameux « expert militaire » a pondu un rapport sans s’être rendu au Tchad, sans avoir interrogé un seul militaire tchadien.

On connaissait les pseudo spécialistes des questions africaines qui pouvaient écrire un livre sur n’importe quel pays africain sans s’y rendre. L’affaire Habré nous aura révélé un « expert militaire » sensé faire un rapport sur l’organisation des forces armées tchadiennes qui aura réalisé la prouesse de le faire sans se déplacer au Tchad, sans interroger un seul officier ou militaire tchadien et tout ceci dans le cadre d’une affaire judiciaire mais quoi d’étonnant nous sommes en françafrique !

Le dernier expert désigné Patrick BALL nous en bouche un coin, car tenez-vous bien, c’est le même type faisant partie de HRW qui a fait un rapport, en amont, pour monter leur dossier d’accusation, qui a été désigné expert pour re-présenter aux juges le même travail qu’il avait fait, moyennant, cette fois-ci, une part du gâteau. Du grand art ! Cela n’existe nulle part ailleurs que dans les chambres africaines. Ainsi donc, ce monsieur a d’abord fait un rapport pour HRW que celle-ci a versé dans le dossier d’accusation, puis de nouveau les juges des CAE le nomment comme expert pour faire le même rapport.

Comme on peut le voir, tous ces messieurs ne sont pas des experts crédibles, ce sont des recrues proches des gens impliqués et engagés dans l’affaire Habré.

Au finish, cette phase d’instruction qui a duré un an, à ce jour, a été marquée par l’intervention de juges d’instruction qui ne font aucune enquête, on a vu des recrues leur venir en aide comme des journalistes chargés de cacher la réalité à l’opinion et de vanter l’action des juges puis d’ autres recrues comme les experts chargés, eux aussi, de falsifier l’histoire politique du Tchad, de dire n’importe quoi sur l’armée tchadienne, et d’habiller scientifiquement les mensonges. Par exemple, la découverte que le fameux site de Amral GOZ était un ancien cimetière du temps de Tombalbaye. Le soit disant fossoyeur Abaifouta n’a pas pu retrouver sa plaine des morts et ce en présence des journalistes sénégalais. Déterrer des squelettes d’un ancien cimetière et faire croire qu’on a trouvé des charniers comme l’ont fait les autorités tchadiennes lors de leur commission d’enquête est une manipulation scandaleuse, œuvre des ONG comme HRW et FIDH spécialisés dans la fabrique de faux dossiers ; on se rappelle des charniers de Timisaora, fabriqués de toutes pièces par le transport des cadavres des personnes mortes pendant la guerre et placés dans les chambres froides. Ces cadavres avaient été déplacés et mis sous terre puis ressortis pour faire croire à des charniers qu’on venait de découvrir.

Récemment, le 2 juillet 2014, en conférence publique, le procureur Mbacke Fall des CAE a déclaré que dans l’affaire Habré, on ne pouvait pas parler de 40 000 morts mais plutôt de 2249 personnes auditionnés. Comme on peut le constater, la précision est utile, il s’agit de personnes auditionnées, autrement dit, entendues donc il reste à faire une enquête qui suppose que la personne prouve les accusations, qu’elle donne les noms des auteurs directs qui, eux aussi, vont répondre et dire les raisons qui ont fait que cette personne a été arrêté s’il est vrai qu’elle l’a été.

Voici, par exemple, comment sont rédigées les plaintes pour la plupart :
" Je m’appelle XY né le ...à Koumra, en 1983, des militaires m’ont arrêté dans la brousse, ils m’ont frappé et laissé sur la route. Je porte plainte contre HIssein HABRE. " Comme chacun peut le constater, on a 3 lignes et aucune précision sur la réalité des faits, rien non plus sur l’identité des militaires. C’est ainsi que sur une page, ils ont réussi à aligner plus de trente plaintes du même modèle et ainsi de suite, jusqu’à leur 2249 auditions et pas une seule preuve, ni de précisions sur les auteurs directs, ni sur la véracité des faits.

Donc seule une véritable enquête pouvait faire jaillir la vérité. Or les juges ne font pas d’enquête. C’est-à-dire qu’ils ne cherchent pas la vérité, car ils ont conscience du caractère grotesque de cette affaire et que la vérité n’est certainement pas celle claironnée du matin au soir par les ONG. Là où on réalise que ce ne sont pas des juges indépendants, c’est qu’ils camouflent les travers de ce dossier, pour dérouler la feuille de route du complot.
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on a des juges, à qui, on a remis un dossier d’accusation monté et fabriqué par le Tchad, par les belges et par les ONG. Les négociations en amont avec le régime de Macky SALL ont consisté à s’entendre sur la non remise en cause du dossier d’accusation du trio précité, de faire une simulation à travers des commissions rogatoires menées par des juges complices pour finalement tenir un procès bidon.
L’une des attitudes la plus révélatrice de cette complicité honteuse des juges c’est l’immense fossé qui existe entre leur soi-disant dossier d’accusation, et de tout le blabla autour de l’affaire pour finalement dire qu’ils ne veulent que deux personnes pour tenir le procès ,mais de qui se moque t-on !

Histoire d’une mascarade judiciaire, histoire d’un procès préfabriqué, histoire d’une justice françafricaine, histoire de magistrats à la solde de politiciens prêts à tout pour survivre, histoire d’une mal gouvernance politique et judiciaire. Histoire d’une magistrature à genoux, histoire de juges soldats au sein d’un tribunal hors la loi . Histoire d’une élite politique africaine gangrénée par la corruption.

La Rédaction